Nelly Davies auteur/écrivain, retour accueil

En savoir plus sur le roman

Mon roman … tout une partie de ma vie !
Pourquoi ai-je écrit ce livre ?
C’est bien simple ! Un jour je me suis dis : « lorsque tu seras à la retraite Nelly, tu écriras un livre sur ton père ». Je m’y suis donc attelée et j’ai œuvré pour y arriver.
Ecrire, ne m’a pas semblé difficile. L’écriture est en vous : on pose les yeux sur la page blanche qui est devant vous, on prend un crayon, un stylo et on déferle tout ce que votre cœur vous dicte. Parfois, ce cœur bat plus lentement qu’il ne devrait ; il faut alors lui laisser le temps de se reprendre. On regarde le ciel, les feuilles qui se balancent tout doucement dans les arbres, même à l’approche de l’hiver et tout reprend vie.
Mon livre terminé contenait environ 380 pages 21 x 27. « Un pavé ! », me dit mon Editeur ;
« il faut en extraire la moitié ! » Cela a été dur, frustrant même. Mais il fallait choisir bon gré mal gré.
C’est ce que j’ai fait, me réservant l’espoir – si les ventes de mon livre se révèlent concluantes – d’écrire un deuxième roman, qui serait en quelque sorte un flash back sur « JOCKEY, NOIR ET CELEBRE – Mon père, cet inconnu » et qui relaterait tout ce qui n’a pas été publié, le tout agrémenté de jolies photos, comme certains lecteurs me l’ont fait savoir.

Que vous dévoilera mon livre ? Vous avez une présentation sommaire dans la rubrique « Roman », certes, mais pour en savoir plus, lisez :
« JOCKEY, NOIR ET CELEBRE – Mon père, cet inconnu », c’est l’histoire vécue d’une célébrité hippique internationale : le dernier crack jockey noir ayant gagné consécutivement la plus grande course d’Amérique : « Le Kentucky Derby » en 1901 et 1902, manquant de justesse le triplé en 1903. Etait-ce un mal pour un bien ? Peut-être ? Mais là, James Winkfield est à un croisement de sa vie. Il se voit offrir un contrat inespéré pour aller monter en courses en Russie. Il accepte et part. Bien vite, il se confirme comme le jockey N° 1 de la Cour du Tsar Nicolas II... La noblesse russe le surnomme « Le Black Maestro ». Un fabuleux destin hors du commun va alors s’ouvrir à lui et la gloire l’accompagnera jusqu’à la révolution soviétique qui, malheureusement, l’obligera à fuir cette Russie ensanglantée.
Sur les conseils d’un riche propriétaire de puits de pétrole, du nom de Mantacheff, il viendra se refugier en France, à Maisons-Laffitte, le royaume des galopeurs. Là, il retrouvera aussi un éminent Entraîneur de chevaux de courses, Joë Davies, (mon grand-père maternel), lui-même ayant fui l’Autriche par suite des tumultes austro-hongrois. Joë Davies, lui aussi, l’aidera à remonter en selle et à vaincre.
Ainsi repart la fulgurante carrière de James Winkfield. C’est le summum de l’espérance ! Il remportera plus de 2600 victoires, notamment le Prix du Président de la République, le prix Eugène Adam, le grand prix de Deauville et bien d’autres encore au fil des années. Mais le destin guette toujours sa proie et la gloire retrouvée fera place aussi à un cortège de malheurs, qu’il assumera avec une très grande noblesse.
En 1939, mon frère James, appelé plus couramment Jimmy, voit le jour. Moi, je nais en 1940. Les deux enfants adultérins de James Winkfield et de notre si merveilleuse mère Joséphine Davies.
La Deuxième Guerre mondiale éclate. Mon père ne peut exercer son métier. Son Etablissement est réquisitionné par les nazis. Encore une fois les tumultes de la guerre ! Il se sent incapable d’assumer ses responsabilités et décide de repartir en Amérique avec sa famille légitime.
« Je pourrais vous aider en Amérique », dit-il à ma mère. « Ici, je ne peux plus rien faire. J’ai les pieds et les mains ligotés, je me sens comme un esclave, tout comme mes ancêtres. » «La guerre ne durera pas, je reviendrai bien vite » rajoute-t-il à ma pauvre mère effondrée.

Mon livre, aux accents autobiographiques, affleure aussi sur l’histoire de cette petite fille à l’enfance monoparentale, qui attend son père, ce père qui annonce toujours son arrivée, mais qui a oublié d’annoncer « l’année ! »
Elle a confiance pourtant et sait dans son cœur que son Papa reviendra. Elle souffre, mais elle attend.
Il viendra « enfin » … en 1953 ! Dès lors, Nelly vouera un amour filial sans borne à ce père qu’elle attendait depuis de si nombreuses années, trop d’années. Tout doucement, au fil du temps, James Winkfield ouvrira la valise de ses souvenirs et une osmose inconditionnelle se nouera entre le père et la fille.

Je voudrais :
- rajouter ceci :
Vous aimez les chevaux ! C’est la passion de ma vie ! Me diriez-vous.
Alors, vous aimerez vivre ou revivre l’odyssée hors du commun de James Winkfield, le dernier crack jockey noir.
Mon livre ne m’appartient déjà plus. Il appartient à ceux qui voudront bien le lire, à ceux qui ont connu ou méconnu James Winkfield, à ceux qui l’ont respecté, admiré et aimé.
- et terminer par un message de Shakespeare, qui dit ceci :
Hier est de l’histoire,
Demain est un mystère
Aujourd’hui est un cadeau
N’est-ce pas la vérité ? Oui… Analysons, si vous voulez bien :
Hier est de l’histoire
(en effet, on ne peut jamais revenir en arrière).
Demain est un mystère
(qui peut prétendre être sûr de savoir de quoi « demain » sera fait).
Aujourd’hui est un cadeau
(oui, la vie aussi nous réserve de merveilleux cadeaux auxquels on ne s’y attend pas.
Lorsqu’ils nous arrivent, alors remercions Dieu, la Saint-Vierge et les morts qui nous protègent toujours.)
N’êtes-vous pas d’accord avec moi ?

Comme je l’annonçais ci-dessus, je suis retournée – 35 ans après le décès de mon père - au 45bis, avenue Eglé à Maisons-Laffitte (aujourd’hui 45ter), invitée par Sylvie et son mari, nouveaux propriétaires.
La propriété est en plein travaux de rénovation. Un air nouveau renaîtra au printemps ! Emotion très forte, serrement de gorge, difficulté à retenir ses larmes. Gravir à nouveau les marches de l’escalier, revivre les instants si chers à mon cœur, revoir cette pièce où mon père me recevait a été un doux et triste moment, sur lequel je ne veux pas m’étendre ici.
En 2010 (Georges serait centenaire !), il ne faut voir que les joies positives, joies qui se confondent étrangement avec le passé et le présent.
Le temps, ce jour-là maussade (quel triste hiver !) ne m’a pas beaucoup aidée pour prendre de jolies photos, mais j’ai demandé à Cédric (créateur de mon site) de bien vouloir insérer celle ci-dessous. C’est toujours la première émotion qui compte. Quand le printemps reviendra, quand je retournerai à la propriété, je reprendrai de nouvelles photos.

Liliane 1957 (voir p. 38 de Jockey, noir et célèbre)

Renée et Nelly : bien des années plus tard

En 1982, est née ma deuxième fille, Gwladys . La voici petite fille et jeune fille (voir aussi rubrique Remerciements)

Actualité

Portrait de Joë Davies
(voir p.16 de Jockey, noir et célèbre).

Ma mère petite fille à Vienne

Ma mère jeune femme (France).

Année 1945
(Nelly, petite fille avec ses galoches jamais cirées).

Au temps des jours heureux...
Mon frère Jimmy, Papa, ma petite Véra et moi.

Papa et Jimmy lors d'une partie de cartes.

Un sou pour vos pensées, aimait me dire mon Père.

Alors je souriais...sans prendre un penny.

Un jour, aux courses, mon père James Winkfield donnant les dernières consignes à son jockey Gérard Charia.

Mélancolie d'un jour non encore dépassé.
(voir chap. 25 de Jockey, noir et célèbre).

28 août 1965 : naissance de ma fille Emma
(voir p. 184 de Jockey, noir et célèbre).