Nelly Davies auteur/écrivain, retour accueil

Jockey noir et célèbre dans l'Ovillois de Houilles

LE ROMAN DE MON PERE
Dans « Jockey, noir et célèbre, mon père cet inconnu », Nelly Davies raconte le fabuleux destin de son père...
Nelly Davies est ovilloise depuis 1970. Mais c'est à Maisons-Laffitte,
« son fief», qu'elle a grandi au milieu des chevaux. Elle publie aujourd'hui son premier roman pour raconter l'histoire hors du commun de son père, James Winkfield. Certes, le destin de cet homme, fils cadet d'une famille pauvre de 17 enfants, né dans le Kentucky en pleine Amérique ségrégationniste, devenu crack jockey et vedette internationale par sa seule détermination, est unique. Mais dans le livre de Nelly affleure aussi une autre histoire : celle de l'admiration sans borne d'une petite fille pour son père, et des trésors d'amour et d'abnégation déployés pour établir une relation avec lui. Car l'existence de la « cravache d'or mondiale du début du siècle » ne fit l'économie d'aucun tumulte, tant dans sa vie professionnelle que personnelle. Fuyant les relents délétères du Ku Klux Klan, il part courir pour le tsar Nicolas II. Puis, rattrapé par la révolution russe et les troubles austro-hongrois, il connaît toutes les gloires et tous les déboires. Sa fille Nelly voit le jour à Maisons-Laffitte, en 1940, hors mariage. Sa mère, Joséphine, est la fille de Joë Davies, célèbre entraîneur anglais. Victime à son tour de racisme, Nelly ne tarde pas à découvrir l'horrible signification du mot « bâtarde ». Elle va attendre treize ans le retour de son père au « village », en 1953. Dès lors jusqu'à la mort de son père, en 1974, Nelly Davies va tout faire pour l'apprivoiser, avec le même acharnement qu'il mettait lui-même à apprivoiser ses pur-sang. Aujourd'hui encore, elle préfère éluder la question de ses blessures et renvoyer à la lecture de son livre. « Fais comme les indiens d'Amérique... Avant de juger une personne, marche pendant trois lunes dans ses mocassins », dit-elle, avant de parler de sa fille, Gwladys, partie traverser l'Amérique centrale. A cheval, bien sûr... SJ.

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Article paru dans l'Ovillois de novembre 2009
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