Nelly Davies auteur/écrivain, retour accueil

Jockey, noir et célèbre dans Randonner à cheval

Récit
Nelly Davies décrit ce que nous ignorons lorsque nous admirons les fabuleux destins : les « dégâts collatéraux », ce que ces vies extraordinaires laissent autour d'elles d'attentes, de regards mendiés, de baisers gardés, d'espoirs déçus. Venir au monde à la fin du XIXe siècle avec la peau noire, en pleine ségrégation, dans une famille pauvre du Kentucky, et se transformer en une vedette internationale du turf, riche et admirée, c'est le tour de force accompli par James Winkfield, le père de Nelly Davies. Jimmy Winkfield, cet homme strict, élégant, qui la vouvoyait. Cet étranger qui parlait en chef de famille, cet écorché de la chance et de la malchance qu'elle aimait plus que tout au monde. Née d'un amour hors mariage, alors que vient d'éclater la Seconde Guerre mondiale, Nelly grandit au "village", le royaume des "galopeurs", qui s'étend à l'époque entre la Seine et la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Un village où on se connaît, on s'aime, on se déteste, on se regarde, on se juge, on s'admire, on se supporte, on se fâche, on se réconcilie, où chacun tient son rôle, où on vit ensemble. Le rôle de Nelly, c'est alors celui de la métisse, de la "bâtarde" élevée par une mère sans époux...

Article

Article paru dans Randonner à cheval de janvier 2010.
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